#062 – La curiosité n’est pas le défaut qui vous perdra à ce que je vois.

J’avais presque oublié que je devais poster ici moi, c’est mon amie qui vient de me le rappeler. Vous avez de la chance, il est 22h passé, j’étais bien parti pour zapper totalement ce coup-ci. Alors alors, quelque chose d’intéressant… Quelque chose d’intéressant… Je n’ai pas foutu le nez dehors aujourd’hui. C’est intéressant ? Non. J’ai encore fait des clips toute la journée. C’est intéressant ? Non. Enfin, ça aurait pu l’être, mais puisque je ne peux pas vous les montrer ni vous expliquer le comment du pourquoi, disons non. Hmm… J’ai bu du café. C’est intéressant ? Non. J’ai fumé des clopes, c’est intéressant ? Non. J’ai bossé mon japonais. C’est intéressant ? Non. Enfin, si, pareil, ça pourrait l’être, mais vous n’en avez rien à faire du japonais, et de toute façon vous n’y biteriez rien pour la plupart d’entre vous. Donc, pareil, non. J’ai fait des patates au four avec du brocoli. C’est intéressant ? Non. Je les ai mangées avec un peu de poivre, de sel et un filet d’huile d’olive, et mon amie les a mangées avec du beurre. C’est intéressant ? Non. Vous êtes un peu difficiles à contenter aussi. Si rien ne vous intéresse comment voulez-vous que je fasse. J’ai interagi avec des gens sur internet. C’est intéressant ? Non. J’ai enlevé le linge de l’étendoir. C’est intéressant ? Non. Bon, franchement, je ne sais pas ce que vous avez aujourd’hui mais vous n’y mettez vraiment pas du votre. Moi j’abandonne. On verra demain si vous avez envie d’entendre ce que j’ai à vous dire parce que là c’est pas possible.

À demain.

#055 – De quoi vous me parlez ?

Le blog ? Quel blog ? Ah oui ! Le blog… Ben ouais. Hier, z’avez vu, j’étais pas franchement inspiré. Pareil aujourd’hui. Cette photo d’hier, je ne sais pas comment je l’ai prise. Et j’en ai peut-être une centaine des comme ça. J’en ai sans doute plus que des photos prises volontairement. Je ne sais pas comment je me débrouille. iTéléphone, Robotdapparencehumaine, même merde. Flash. Je prends mes bottes pendant que je marche. Schkling. Je prends une capture d’écran pendant que je téléphone. Quand ce n’est pas une image complètement noire.

Bon, allez, je vais pas m’éterniser, il est 21h30, je n’ai pas encore fait la moitié des choses que je comptais faire aujourd’hui et la note de blog n’en était pas une. J’apprends à l’accepter, y a des jours c’est comme ça.

Cela dit, je n’ai pas rien foutu pour le blog aujourd’hui. Je suis en train de regarder pour le faire héberger ailleurs que chez wordpress, parce que sérieux ça devient relou. Tu veux modifier le CSS ? Prends l’offre à 8€ par mois ! Tu veux customiser ton site sans passer par le CSS ? C’est aussi l’offre à 8€ par mois ! Tu veux installer des plug-ins gratuits ? Prends l’offre à 25€ par mois ! Ça commence à me faire grave chier. Je banque actuellement 4€ par mois. Le seul bénéfice ? Vous ne voyez pas de pub. C’est un minimum à offrir à ses lecteurs. Mais quand même, c’est vraiment du foutage de gueule. Donc bientôt le site changera d’hébergeur et de nom de domaine, et pourquoi pas de nom tout court, et peut-être bien de concept aussi. Ce qui sera le plus facile puisqu’il n’y a pas de concept. Le nouveau concept sera-t-il de toujours refuser de suivre une quelconque ligne éditoriale ? Surprise. On saura ça dans quelques jours. Combien ? J’en sais rien. Je vous l’ai dit, je me renseigne. J’ai envoyé des e-mails à droite à gauche, j’attends qu’on me réponde.

C’est bien la peine de changer d’hébergeur si c’est pour pondre des articles comme ceux-là, que vous dites. Je suis bien d’accord, et je vous embrasse.

À demain.

#048 – BIP BIP

On va la faire courte. Hier, je n’ai pas réussi à trouver le sommeil avant au moins 2h du mat. Ce matin, je me suis levé à 5h30 car mon amie prenait le train pour Paris où elle va passer quelques jours. Je comptais me recoucher mais finalement non. À 10h, j’ai commencé à me plonger dans le japonais. J’ai trouvé un site sympa où je compte héberger mes musiques mais il me faut au moins écrire une courte description pour mon profil. Je n’en suis pas sorti depuis. J’ai réussi à écrire cinq phrases grammaticalement correctes. Enfin je crois. Sept heures, cinq phrases, c’est comme ça quand vous ne connaissez ni le vocabulaire qu’il vous faut, ni les règles de grammaire nécessaires à former des phrases un peu plus complexes que « Salut, ça biche ? Je suis Français, j’aime les croissants. » Je ne désespère cependant pas de savoir dire un jour « Qu’est-ce qu’elle est dure votre putain de langue ! » à la forme polie, en conjuguant putain bien comme il faut.

En attendant, vous comprenez que je ne suis pas bien frais. J’ai acheté du café soluble, ça m’aide à garder les yeux ouverts, et je n’ai pas pris de douche, ça… me garde au chaud ? Non, mais ça va, ça va… Je vais la prendre cette douche. De toute façon vous ne risquez aucun accident olfactif majeur de l’autre côté de l’écran, alors criez pas au scandale. Bon, où j’en étais ? Ah oui. Je vais pas rester plus longtemps ici. C’est que, d’une, j’ai les neurones trop englués les uns aux autres pour écrire une note de blog intéressante et, de deux, je compte en arriver à dix phrases avant minuit. Ça déconne pas hein ? Oui, je crois qu’il ne faut pas avoir peur de viser haut dans la vie.

Allez, à demain.

#041 – Faire du tri

J’ai des yeux de gobi, comme on dit dans le coin où je suis né. Mais j’aurais tout aussi bien pu écrire que j’ai des yeux en couilles d’hirondelle, ce qui revient au même. C’est qu’il y a de belles expressions comme ça dans le sud. Bon, mais pour que tout le monde comprenne bien : j’ai les yeux éclatés, gonflés. Je suis crevé, le dos brisé, le cul qui me fait mal d’être resté collé à ma chaise devant mon ordinateur. Pourquoi ? Ben parce que j’ai changé d’adresse e-mail, pardi. Comme je vous l’ai dit hier, fini toitélé, mais fini gcourrier également. J’ai donc passé la journée à changer mes mots de passe sur tous les sites que je fréquente pour être sûr de ne pas être bloqué, puis j’ai ensuite modifié l’adresse e-mail avec laquelle j’y suis inscrit, sur ces sites. Trente-sept sites, en tout. Ouais, ça m’a pris un bon moment. J’ai également sauvegardé tous mes e-mails depuis 2013 sur mon disque dur. Pour quatre adresses différentes. Et j’ai recopié à la main les adresses et les noms de toutes mes connaissances vers mon nouveau carnet de contact. Ça m’a pris neuf heures en tout. Une vraie journée de travail. J’attends simplement la confirmation de changement d’e-mail de ma banque pour pouvoir supprimer mon adresse principale comme j’ai supprimé les trois autres. Là je vais manger, je finirai ma journée en envoyant mes nouvelles coordonnées à tous mes amis. Je ne m’attarde donc pas plus ici. Mon nouveau fournisseur d’e-mail ? Posteo. Ah oui, c’est de la pub et je déteste la pub, mais bon, je vous l’ai dit, je suis inconséquent. Allez, à demain.

#034 – Faut pas avoir la tremblotte pour jouer au Mikado

J’étais tranquillement installé à la table d’un café sur les bords du Rhône, table stratégiquement choisie pour son exposition plein soleil (j’ai passé douze ans à Montpellier sans être foutu de savoir distinguer le nord du sud, alors ne me demandez pas d’être plus précis après quatre mois à Lyon), en train de boire un —surprise— café, quand je tombai sur cette note de bas de page du Japon pré-moderne (1573 | 1867) de Ninomiya Hiroyuki (二宮 宏之) : « Le shôgun est donc dit taikun et l’empereur, le tennô, est alors désigné par le mot mikado« .

Ça alors ! que je me dis, c’est donc sûrement de là que vient le nom du jeu si célèbre et si déclencheur de fou-rires, dans une tentative de me trouver intelligent en dépit de mon incapacité à retenir une seule information de l’enchaînement de noms de seigneurs et de fiefs, de dates et de revenus convertis en quantité de riz (koku [石]) qu’un tel ouvrage académique de civilisation ne manque pas d’offrir. Et justement, à découvrir cette succession sans répit de prises de pouvoir par divers partis à la suite de ruses et de coups de force, j’avais été amené à penser que le jeu du Mikado représentait symboliquement le fait de mettre de son côté, ou de vaincre, les divers seigneurs en place un à un et en toute discrétion, sans inquiéter les autres (ce qui vous ferait courir le risque qu’on s’aperçoive de vos ambitions et qu’on trouve un moyen de vous écarter plus ou moins brutalement de ce jeu de pouvoir), c’est-à-dire sans les pousser à bouger, jusqu’à enfin obtenir la plus puissante des positions, celle de mikado. Le Mikado étant, dans le jeu, le bâtonnet octroyant le plus de points au joueur qui le possède.

Le terme mikado, qu’on pouvait utiliser pour évoquer le tennô, l’empereur donc, et qui servait originairement à désigner le palais impérial, a été employé selon différentes sources de l’internet (qui reprennent toutes mot à mot les mêmes phrases et sans source donc je m’en méfie) au cours des époques Heian et Edo. À l’époque Heian (794 – 1185) et à l’époque Edo (1603 – 1868), ou de l’époque Heian à l’époque Edo ? Je n’en sais rien et, pour tout vous dire, ça ne fait pas une grande différence concernant l’origine du jeu du Mikado, car (toujours selon l’internet sans source) des descriptions du jeu existeraient déjà dans des textes bouddhiques du Ve siècle avant l’an 0 de notre calendrier grégorien. Le Mikado n’est donc pas un jeu d’origine japonaise symbolisant les luttes de pouvoirs de ce pays. Ma fulgurante déduction s’en trouva donc vaporisée, me laissant nu au milieu des références historiques qui me passaient au dessus de la tête comme autant de vautours affamés de ridicule se payant copieusement ma tronche. Hein ? Non, effectivement, je ne suis pas plus doué pour le lyrisme que pour retenir une simple suite chronologique d’évènements. Ô, à quel point je m’étais planté. Le nom du jeu tel qu’on le connaît aujourd’hui en France lui vient même de la marque d’un fabriquant de jeux, alors qu’on le connaît sous l’appellation pick-up sticks, jackstraws et spillikins dans les régions anglophones, et de jonchets, ou onchets, dans la France du XIXe siècle.

Bon, ben, je préférais mon explication. Et quoi qu’on en dise, que ce soit pour jouer au Mikado ou pour devenir mikado à la place du mikado, faut pas avoir la tremblotte.

#027 – Y a explosion et explosion, pas confondre.

Ce matin, 10h, en allumant mon ordinateur, je découvre un tweet de la branche internationale d’un journal japonais au sujet d’une explosion à Paris. Bon. Je mate les deux-trois conneries qui ont été postées dans la nuit et je passe à reddit. On y cause d’une explosion à Paris. Bon. En fait on en parle dans tous les journaux étrangers. C’est un véritable drame, pour les journalistes je veux dire, car il ne s’agissait que d’un accident suite à une fuite de gaz. C’est en premier lieu un véritable drame pour les victimes et leurs proches, évidemment, soyez pas bêtes. Mais pas d’attaque terroriste quoi, pas un coup des hordes en jaune. Zut alors, il a dû y en avoir des rédacteurs et -trices en chef sans scrupules pour se frotter d’avance les mains et s’écrier « wouah, génial ! » à la manière d’un David Pujadas découvrant les premières images des avions s’écrasant sur le World Trade Center (vous aviez oublié ? Si si, et ça a été filmé, cherchez), sans même encore savoir de quoi il s’agissait. Eh oui, car en France pas plus qu’ailleurs on ne manque de « journalistes » davantage intéressés et -ssées par leur salaire, et donc par le tarif auquel ils et elles vont pouvoir vendre l’espace publicitaire qui ensandwiche leur actualité sensationnelle, que par l’utilité publique et la qualité des informations qu’ils et elles proposent.

Quoi ? Je suis de mauvaise foi ? Si ça s’était passé à Vesoul un jeudi soir, vous pensez qu’on en aurait parlé moins de cinq minutes après l’évènement à l’international ? Non, car personne n’aurait suspecté un évènement susceptible de faire tenir des milliers de téléspectateurs et d’internautes devant leurs écrans à consommer l’écœurante bouillie de réclames des heures durant. Et vous en entendez souvent parler, vous, des explosions suite à des fuites de gaz dans les autres pays du monde ? Non. En tout cas, on sait ce qui intéresse les journaux à pub, les journaux qui cherchent à faire exploser leur taux de profit, et c’est pas les fuites de gaz. Une heure plus tard, une fois les causes de l’accident connues, on n’en parlait déjà plus (dans la presse étrangère). À peine continuait-on de mettre à jour le nombre de morts et de blessés. Les compteurs morbides, ça attire toujours un peu de monde.

Ah la la, ils ont vraiment dû râler dans les salles de rédac, une belle explosion comme celle-ci, à Paris, un samedi matin de manifestation ! J’imagine sous quelque cervelle de journaliste s’amorcer déjà l’écriture d’un article en cas d’attentat : « Ils se sont attaqués au symbole Français par excellence, la boulangerie ! Demain, partisans de la chocolatine et du pain au chocolat marcheront pour la première fois main dans la main par toutes les rues du pays pour une manifestation hommage aux victimes. Nous ne devons pas céder à la peur, car c’est ce qu’ils cherchent, nous devons donc continuer à manger les quignons de nos baguettes encore chaudes dans la rue en rentrant des commissions, parce que c’est ça, être Français-e ! »

Bon, ben non on vous dit, c’était un accident. Dommage pour la presse à sensation, tant mieux pour le reste du monde. Car on en est là.

#022 – Dans désespoir, il y a presque « poire ». Vous en faites ce que vous voulez. Moi, les poires, ça me fait chier.

J’aurais pu appeler cet article le Top 10 des conseils pour ne pas désespérer. Je l’ai pas fait. Bon. Désespérer à quel sujet, vous allez me demander ? Eh, vous pensez que si j’en suis à faire un Top 10 de quoi que ce soit c’est pour me casser le fion en entrer dans les nuances ? On s’amusera à remboîter le paquet de clopes dans son emballage plastique une prochaine fois (j’ai choisi ça pour remplacer « enculer les mouches » mais j’étais pas sûr que ce soit bien compréhensible alors j’essplique). Donc, Top 10 et après je pars en vacances (et voilà les vacances de merde en perspective…). Je reprendrai le blog dans une semaine à peu près. En fait, demain je pourrais encore poster si je le voulais, mais faut-il vraiment vous faire un dessin pour tout ? Je fais un Top 10. Un TOP TEN ! (Vous lisiez top « dix » depuis le début ? Pah, la ringardise ! Les autres vous avez gagné.) Ça veut dire que n’ai rien à dire, rien envie de dire. Bon, allez, plus vite on se lance…

TOP 10 DES CONSEILS POUR NE PAS DÉSESPÉRER :

  1. Ne jamais avoir eu d’espoir en quoi que ce soit en premier lieu. C’est trop tard pour vous ? Dommage, alors, c’est foutu.
  2. Puisque c’est raté pour le 1., essayons au moins de limiter la casse : n’ayez à partir de ce jour plus aucun espoir en quoi que ce soit.
  3. Ne cherchez pas à découvrir ce que sont devenues vos idoles qui avaient trente ans quand vous en aviez quinze lorsque vous aurez vous-même trente ans. Vous auriez trop de peine pour elles et pour vous.
  4. D’une manière générale, évitez de vous souvenir de ce que vous étiez ne serait-ce que dix auparavant. C’est la dépression assurée.
  5. Si par accident vous jetez tout de même un regard en arrière et vous trouvez votre vie plus belle aujourd’hui qu’il y a dix ou quinze ans, profitez-en, mais dites vous bien que vous êtes en haut des montagnes russes.
  6. Ne suivez pas les act… Oh et puis zut. Même ça j’ai pas envie de le faire.

Quoi, z’êtes déçues·s ? Alors définitivement vous n’étiez pas mûrs·es pour apprendre mes techniques secrètes anti-désespoir. La base c’est de ne jamais être déçu·e quoi qu’il arrive ! C’est pas compliqué quand même…

Bon, sur ce, j’ai pas de valises à faire mais je vais prétendre en avoir. Ciao.

Moi aussi j’aurai préféré être ivre, mais je suis désespérément sobre et ça risque de durer un moment…