#052 – Prière de ne pas s’asseoir sur le banc de montage

Allez, maintenant je peux vous parler un peu plus de ce que je trafficotais ces derniers jours. Je faisais du montage vidéo. Mon nouveau joujou, c’est un logiciel pré-installé sur mon ordinateur. Comme quoi, c’est pas toujours de la merde. Sur celui-ci on ne peut pas tout faire, évidemment, il faudrait que je banque pour avoir accès à toutes les fonctionnalités, mais enfin, c’est déjà assez complet pour du gratos.

Je ne pouvais pas vous en parler avant parce que c’était un projet, entre autres, destiné à un tout petit magazine underground pour lequel on se réserve des surprises une fois par mois, et que la date de remise de nos petites œuvres, c’était hier. Pour ne pas spoiler les quelques autres participants·es qui passent sur le blog de temps en temps, je ne voulais donc rien en dire. Mais là c’est bon, ils et elles ont reçu le paquet. Croyez pas que je vais rentrer dans les détails pour autant, car je fais ça sous une autre identité et que je ne compte pas vous révéler ici toutes mes autres vies sous des pseudonymes variés.

Bon, mais qu’est-ce que c’est cool de monter ! Surtout si on a une bonne recharge de café à portée de main et un ordi qui rame pas trop. C’est tout une question de rythme et, quel que soit le domaine artistique concerné, quand on trouve le bon rythme c’est toujours jouissif. Et puis impossible de penser à autre chose tant toute notre attention est mobilisée. C’est un fantastique outil d’évasion. En plus, aujourd’hui, on trouve partout des vidéos dans le domaine public ou sous licence creative commons qui vous permettent, même à vous qui ne savez pas filmer, de vous fabriquer des clips aux petits oignons.

Petit encart creative commons pour ceux et celles qui connaitraient toujours pas. Imaginons que vous utilisez une œuvre sous licence creative commons dans votre propre création. Qu’avez vous le droit de faire ? Partons du principe que vous pouvez tout faire si l’œuvre dont vous vous servez a pour license CC0. Tout, vous posez pas de question. Maintenant, si à côté du CC il y a écrit :

  • BY – C’est que vous devez mentionner l’auteur·e de l’œuvre dans votre propre création ou dans une description qui l’accompagne.
  • ND – Vous n’avez pas le droit de modifier l’œuvre en la redistribuant, vous pouvez donc uniquement la partager telle quelle.
  • NC – Vous n’avez pas le droit de faire une utilisation commerciale de l’œuvre en question ni de votre propre création si vous utilisez une œuvre ou partie d’œuvre dont la licence comprend ce sigle.
  • SA – Vous devez utiliser la même licence pour votre création que celle appliquée à l’œuvre dont vous vous êtes servi·e pour la fabriquer.
  • C’est tout.

Quelques exemples. Vous tombez sur une œuvre sous licence :

  • CC BY : Vous pouvez partager l’œuvre telle quelle, la modifier, l’utiliser dans une de vos créations, monétiser votre création, utiliser la licence que vous voulez pour votre création. Vous devez impérativement citer l’auteur·e de l’œuvre originale dans tous les cas.
  • CC BY NC SA : Vous pouvez partager l’œuvre telle quelle, la modifier, l’utiliser dans une de vos créations. Vous n’avez pas le droit de monétiser votre création et devez obligatoirement appliquer une licence CC BY NC SA à celle-ci. Vous devez impérativement citer l’auteur·e de l’œuvre originale dans tous les cas.

Fin de l’encart creative commons pour ceux et celles qui connaissaient pas encore.

Bon, ben voilà. J’ai monté trois clips en trente-six heures, et là j’en attaque un quatrième. Au lycée, j’avais déjà participé au montage d’un court, je connaissais donc déjà les outils de base de ce genre de logiciels, mais faites-moi confiance, il n’y a rien qu’un tuto de trente minutes ne pourrait vous apprendre. En ce moment je fouille dans les vieilles vidéos médicales. Tout ces gens en blouses blanches, c’est parfait pour que tout soit raccord ! Je vous encourage donc fortement à essayer. C’est très addictif.

Oh, mais il est tard, je comptais vous narrer un peu plus longuement les joies du montage mais il faut que je fasse à manger pour mon amie bien malade et toute fiévreuse. La grippe me guette, je vous le dis, elle est partout et je l’ai toujours pas chopée. Hier elle était à ma porte, aujourd’hui elle est dans mon lit. Si demain je suis pas sous ma couette à trembler, j’aurais eu de la chance. Je sens déjà mes bronches se gorger de mucus. C’est pas sale, c’est la nature.

À demain.